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lundi 25 avril 2022

FLAT de COLON et RIO CHAGRES


Nous mouillons l’ancre de TEREVA dans les eaux boueuses du Flat en face de la marina de Shelter Bay.


Aucune facilité n’est prévue pour les bateaux au mouillage. Pour entrer à la marina et y déposer son annexe, la marina facture 12$ par jour … Même si ce n’est que pour quelques minutes et aller chercher quelques œufs ou du pain dans la petite épicerie …

Comme il y a d’autres français en attente, nous nous organisons pour nous faire déposer chacun notre tour …

Sur le chantier, nous retrouvons Philippe et son catamaran DAPHI . Il est bloqué ici car le chantier a gravement accidenté son bateau avant sa remise à l’eau. Les réparations semblent prendre du temps et notre visite est un bon intermède pour lui.


Comme convenu, un inspecteur vient à bord jeudi matin . Comme le bateau est déjà connu et a un numéro, il ne remesure pas et se contente de remplir les documents indiquant que le bateau est en état de transiter.

Nous devons à présent attendre la date de notre passage …Tous les soirs, un ou deux bateaux nous quittent pour le passage du canal …

Notre passage est prévu pour vendredi 29 avril. 8 jours d’attente…

Sur les conseils des copains, nous partons passer 2 jours dans le Rio CHAGRES distant de quelques milles. Selon eux, la faune y abonde, et si nous sommes chanceux, nous y verrons même des crocodiles 

L'entrée est délicate mais la navigation sur le fleuve très aisée.








Nous y avons passé 2 jours totalement seuls à peine dérangés par une ou deux lanchas de pêcheurs, et les cris des singes hurleurs.

Nous verrons de nombreux oiseaux , un grosse mangouste, entendrons très près ( mais sans les voir) les singes hurleurs mais point de crocodiles ni de paresseux .... nous les avons pourtant longuement cherchés dans les belons 

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Je vous laisse admire les paysage …






A notre retour, le dernier bateau copain, Mathieu sur RATERE nous quitte … Nous voilà totalement seuls au mouillage … Vivement vendredi !







jeudi 21 avril 2022

PORTO BELO 20 avril 2022

 

A peine pris en charge par Suzie, rendez vous est pris avec les autorités du canal pour l’inspection du bateau.

Nous quittons Panamarina et faisons escale à Porto Belo

nous laissons notre annexe au ponton de Francesco un italien qui a ouvert un petit bar/ Pizzeria


l’accueil y est amical et le vin blanc chilien excellent !

Il est trop tard pour revoir le Christ noir … l’église est fermée … La ville est colorée … jolie escale





Le lendemain matin, comme nous sommes mouillés de l’autre côté de la baie, nous allons visiter les ruines du Fort FERNANDO construit en 1760. Le site est paisible, 








mais nous ne pouvons nous attarder … nous avons rendez vous demain matin !



PANAMARINA du 11 au 20 avril 2022

 

Nous voilà installés pour quelques jours dans cette petite marina sur bouées tenue par un couple de français Sylvie et Jean Paul.


Si la marina n’a pas changé, ils ont désormais construit un chantier ou il est possible sortir les bateaux (y compris les catas) pour les travaux et le stockage.

L’accueil y est une nouvelle fois très sympa. Jean Paul ne cuisine plus pour le petit restaurant mais on y mange toujours très bien.

Sylvie nous obtient dans un délai record notre permis de navigation.

Avec Christian de 1+1 que nous avons rencontré aux San Blas, nous louons un taxi pour la journée pour aller sur Panama City. Philippe doit porter son radar à réparer chez Furuno et nous pourrons ensuite jouer un peu les touristes à Panama City.

Il y a une centaine de kilomètres à parcourir … mais malgré « l’autoroute » il nous faudra plus de 2h  pour parcourir cette distance .

La vieille ville de Panama a fait l’objet de rénovations et nous enchante.






Mais nous sommes ici pour organiser notre passage du canal. Tito n’étant plus en activité, Sylvie nous conseille de passer par Suzie. Philippe hésite à prendre un agent mais finalement, nous n’aurons pas à prendre des taxis pour nous rendre dans les bureaux des Autorités du Canal ou essayer de trouver nous même des aussières ou éventuellement des handliners …

Nous peinons toujours à trouver des copains voyageurs … La plupart des bateaux croisés ici sont tankés au Panama depuis plusieurs années … d’autres ne traverseront que l’année prochaine …

Nous passons un joli moment à Panamarina, seulement importunés par une arrivée de sargasses qui envahissent et polluent toute la côte pendant quelques jours. Par contre, nous retrouvons avec enchantement la promenade dans la mangrove qui relie Panamarina à Port Lindon et les réveils matinaux aux cris des singes hurleurs ...









SAN BLAS du 3 au 11 avril 2022

 

Après presque 3 semaines passées en Colombie, il est temps de repartir

Nous avons prévu de passer une petite semaine aux San Blas ( une région autonome du Panama) que nous avions adoré et ou nous étions restés presque un mois en 2011

En route, nous avons le plaisir de pouvoir enfin pêcher un petit thon … il y avait bien longtemps !



Malgré une météo maussade, nous profitons à fond de cette nouvelle escale.

Les indiens Kuna viennent nous vendre du poisson, des poulpes, des bracelets et des molas . Nous retrouvons même Venanzio, (maître Mola)qui nous avait vendu quelques uns de ses molas il y a 11 ans.

Nous nous arrêtons sur une petite île ou vivent un couple d’hommes, une grand-mère et son petit fils… Quelle surprise, l’un des hommes est Prado, à qui nous avions aussi acheté des molas en 2011.




Un bateau Italien est au mouillage. Simonetta et Piero vivent ici depuis 20 ans … Ils essaient de motiver Prado et son compagnon au nettoyage de l’île afin d’inciter les bateaux de charter à venir (ce sont eux qui achètent les souvenirs ) En parallèle, Simonetta, qui est infatigable, prend sous son aile le jeune garçon et essaie de lui apprendre quelques rudiments d’écriture . Il ne va pas à l’école et est tout heureux de l’intérêt qui lui est porté … Je lui donne un cahier, quelques stylos … Il installe ses maigres possessions sur une petite table … Nous sommes touchés et tristes pour lui .


Les San Blas évoluent doucement … Ça et là des hôtels ou des pensions ont fleuri … Mais les tarifs pratiqués sont bien au dessus des prestations fournies … Même si des vacances dans ce petit paradis ont un coût …





Nous devons repartir pour le Panama afin d’organiser notre passage du canal … la saison des pluie semble en avance ...



lundi 28 mars 2022

ET MAINTENANT ???

 Nous devons repartir en début de semaine en direction de Panama ...

Mais avant nous allons nous accorder une petite pause aux San Blas pour profiter encore un peu de la baignade et du sable blanc avant de retrouver les fonds boueux et les crocodiles ...


A très bientôt !

samedi 26 mars 2022

LA CITE PERDUE

 

Ciudad Perdida est le site archéologique d’une ancienne cité de la Sierra Nevada. Elle est supposée avoir été fondée vers 700 après J.-C. soit bien avant Machu Picchu. Elle était probablement habitée par les indiens Tayronas. Même si les membres des tribus locales en connaissait toujours l’existence, elle fut redécouverte en 1972 .

Le chemin est long pour y accéder … Au total, 4 jours de marche, presque 60 kilomètres avec 2700 mètres de dénivelés positifs et négatifs, une humidité intense, des chemins parfois boueux, une chaleur écrasante et des marches vertigineuses dans la dernière partie.


Nous avons eu de la chance … pas trop de monde et finalement très peu de pluie.

Nous faisons partie d’un petit groupe de 12 personnes. Cinq néerlandais, une allemande, une anglaise, un australien, un couple de canadiens et nous …

Nous avons choisi l'agence TURCOL et sommes accompagnés d’un guide Misael, d’une traductrice (Espagnol, Néerlandais et Anglais) Niema et d’une logistique ( Féré qui m’a porté mon sac quasi tout le parcours, un cuisinier et son équipe qui nous précédaient à chaque étape, le ravitaillement porté par des mules …)

Après un repas pris à El MAMEY et une petit briefing de préparation, nous sommes partis en début d’après midi pour rejoindre le camp ADAN …


Misael et Niema


A l’arrivée, douche froide mais revigorante … bière pour le capitaine et bon repas avant d’aller se coucher de bonne heure … car le lendemain … lever à … 5 heures !


                                                 Le capitaine enlève ses chaussures 

Nos chambres 

la cuisine

Les sanitaires 

C’est reparti pour une longue et épuisante journée de marche. Toutes les 2 heures environ, nous avons une pause ou des fruits nous sont offerts.

Tout au long du chemin, Misael, lors des pauses, nous parle de sa montagne ( il y vit et y est guide depuis 16 ans) et des us et coutumes des peuples indigènes qui y vivent.












Un jeune indien d’une des communautés du parc nous explique comment ils vivent … les hommes récoltent les plantes que les femmes font sécher, teignent et transforment en sacs traditionnels…



Les hommes s’occupent de leur «  POPORO » en frottant continuellement un bâtonnet sur une boule jaune.

Le POPORO est une calebasse , remplie de chaux extraite de coquillages cuits, surmontée d’une boule ( cette boule est constituée du mélange de la salive, des feuilles de coca mastiquée, et de la chaux du coquillage) Plus l’homme s’occupe de son Poporo, plus la boule est importante.

Il est remis aux adolescents à l’issue d’un long rituel comme rite de passage à l'âge adulte. Chaque jeune adulte veillera dessus toute sa vie, le Poporo représentant sa propre famille .


Nous nous arrêtons à MUMAKE pour le repas de midi (et pour une petite baignade pour ceux qui le veulent, dans l’eau glacée de la rivière) et c’est reparti … monter beaucoup … descendre un peu … les muscles sont douloureux et les pieds dans les chaussures commencent à être endoloris.




Je suis chanceuse, comme je suis (et de très loin) la plus âgée, je bénéficie (et bénéficierai tout du long) de l’attention particulière de Misael et de Niema . Et malgré mes protestations, je ne pourrai jamais porter mon sac …




Nous faisons halte pour la nuit à Camp PARAISO. Il a plu dans la soirée, nous sommes à 800 mètres d’altitude, je suis fatiguée et j’ai froid.

Nouveau lever à 5 heures et départ à 6 heures pour la marche d’approche et gravir les 1200 marches pour atteindre enfin la Cité Perdue

Les marches sont étroites, raides, il ne faut pas tomber ici au risque de se faire vraiment très mal … l’ascension est dure mais le but est si proche !





Et nous arrivons enfin !!! Le site est beau, majestueux et impressionnant . Il en émane un grand sentiment de paix …

Nous sommes plusieurs groupe sur les lieux mais ne nous dérangeons pas.

Au cour de cette ascension, notre petit groupe s’est soudé et tous ces jeunes ( ils ont entre 20 et 30 ans) et les moins jeunes, m’encouragent, me félicitent … Ça me fait du bien !






C’est le moment des photos … c’est le moment de la récompense !
















Il faut pourtant penser à repartir … j’appréhende un peu mais Misael, me prend la main et me fait descendre finalement assez vite ces terribles marches…

Un repas au camp de base … un nouveau départ … des pauses fruits et nous voilà de retour à MUMAKE pour y passer la dernière nuit. Ce soir, après quelques bières … le chef a fait des frites !!!

La nuit est bonne mais les muscles et les pieds demandent grâce …

Dernière journée … dernier lever à 5 heures et départ à 6heures … Ce ne sera pas la marche la plus difficile mais bien la plus longue …

Pour la dernière partie (Camp ADAN- EL MAMEY) Misael me propose de me faire emmener en moto … Je refuse … j’ai commencé, je dois finir ! j’irai jusqu’au bout !

La dernière descente est terrible pour moi … je n’arrive plus à avancer … mes pieds me font souffrir et dans la descente, les muscles de mes cuisses se sont contractés … j’ai un mal fou à avancer … mais je continue un pas après l’autre !


J’arrive la dernière … Et mes nouveaux amis me font une ovation à l’arrivé !

Et mon capitaine dans toute cette aventure ???

C’est un solide ! Il a marché mais il a souffert dans ses chaussures trop serrées … il a de belles ampoules et un ongle tout bleu ! 

Il m’a poussée, encouragée, attendue … et il est déjà prêt à m’emmener vers de nouvelles aventures …



Mais celle-ci n’est pas terminée …

Après un dernier repas à EL MAMEY, nous prenons le véhicule qui doit nous ramener à Santa Marta

L’équipe est heureuse, les jeunes chantent et mettent l’ambiance …


et puis soudain … la panne … Nous sommes en plein milieu de la route , qu’à cela ne tiennent, on pousse la voiture … le chauffeur est un peu désemparé…


Mon capitaine prend les choses en mains … le véhicule a chauffé et le radiateur n’a plus d’eau … Il faut attendre un peu que tout se refroidisse, remettre de l’eau pour pouvoir repartir …

Ça n’entame pas le moral de notre équipe … Il y a un bar et des bières juste à côté … de la musique et c’est parti pour la fiesta !!!






La panne réparée, nous sommes de retour au bateau vers 19 heures, à la fois contents et tristes de quitter nos amis .

Vraiment une dure mais belle aventure à laquelle je suis très fière d’avoir participé  !