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lundi 28 octobre 2013

MARIAGE FIDJIEN A FULANGA


Mardi à 9 heures, nous sommes fin prêts. Le « dress code » est respecté. Les hommes en « sulu » les femmes doivent avoir les jambes et les bras couverts.
 
 

Nous débarquons près du 2nd village mais attention, les marées ici sont importantes (1,3 mètres environ) Nous sommes à marée haute et il nous faut mouiller l’annexe assez loin pour pouvoir repartir quand bon nous chantera. Heureusement, nos amis fidjiens ont prévu un petit prao qui nous permet de laisser notre embarcation, sans avoir à nager au retour …

 

A notre arrivée au village, nous sommes séparés. Les hommes sont emmenés au kava, les femmes vont dans la maison du fiancé (originaire du village) avec les autres femmes. Il est là, avec sa maman, ses grand-mères et toutes les voisines dans son bel habit de marié constitué en tapa. Il est très intimidé, et notre présence n’arrange pas les choses.




 
Les cadeaux offerts au jeune couple sont constitués de linge de maison acheté à SUVA et de tapis en pandanus tressés et rehaussés de fils de couleur (un travail de titan, d’une grande beauté)

 
Nous déposons nos présents … un parfum français, un tablier de cuisinier (Merci Brigitte !) mais ce qui fera la plus plaisir au marié ce sont mes lunettes de soleil « quechua » (ils veulent tous des lunettes de soleil mais ne peuvent en trouver ici)

A 10 heures, le marié se rend dans une des maisons du village pour chercher sa fiancée et c’est ensemble qu’ils se rendent à l’église.

Le marié avec son témoin
 
 
La fiancée est toute jeune (18 ans) et est déjà maman d’un bébé de 5 mois. (le baptême a lieu en même temps) elle est aussi parée de tapa et de fleurs … Comme toutes les mariées du monde, elle est très belle !
L’île est « méthodiste » et le prêtre officie et unie les jeunes gens.


La communion est célébrée au moyen d’une brioche rompue et d’un petit verre de grenadine …  On me donne la communion et je n’ose refuser !
L’église n’est pas très pleine … la grosse majorité des hommes est resté sous le préau à boire son kava …

A la sortie, les femmes se rendent à nouveau chez le jeune homme.
On assoie les jeunes mariés côté à côté et on leur donne symboliquement à manger (il déjeunerons avec leurs invités plus tard)


 
Ils se séparent de leurs lourds habits de tapa pour une tenue civile et nous sommes emmenés vers le repas.

La table est mise à même le sol et chacun mange à son tour. Nous sommes des invités de marque et sommes conviés au premier service avec les anciens…
Les repas sont soumis à protocole précis. D’abord les enfants (lorsqu’il y en a) puis les anciens et les hommes, les femmes ne mangeant qu’en dernier.
Si nos amis fidjien mangent avec les doigts, nous avons droit à une cuillère.
Le repas est copieux et délicieux !!!
Du porc, du poisson, du fruit de l’arbre à pain, du tapioca (kasava), le tout arrosé de lait de coco …
Nous goûtons pour la première fois aux concombres de mer … un peu caoutchouteux et guère goûteux … nous n’en ferons pas des folies …



Pour ne pas être en reste, nous avons cuisiné des gâteaux et pouvons y goûter … un privilège car les 3 gâteaux ne seront pas suffisants pour les 200 invités (les 3 villages et l’île voisine d’où est originaire la jeune fille sont là)
Seuls les petits enfants sont là … les grands sont à l’école.
Nous nous étonnons, il y a de nombreux jeunes hommes mais les femmes présentes sont toutes mamans … pas de jeunes filles … elles sont pour la plupart restées à la ville à SUVA à la fin de leurs études …

 
Nous repartons dans l’après-midi à l’heure de la sieste …
Les jeunes mariés sont séparés (les femmes sont entre elles et font les pitres et les hommes, qui boivent toujours le kava commencent à être léthargiques


des oreillers confortables ...?

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