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dimanche 30 avril 2017

IV-VOYAGE AU MYANMAR ( BIRMANIE ) du 12 au 22 avril 2017


4ème (et dernière) étape: MANDALAY du 20 au 21 avril 2017




 

Cette fois les festivités sont terminées et nous nous adressons à l’hôtel pour réserver un bus pour nous rendre à MANDALAY, deuxième plus grande ville de Birmanie

Les bus sont pris d’assaut mais ils nous trouvent les deux dernières places dans un minibus local pour le lendemain matin.

Le voyage d’environ 270 kms durera 7 heures (arrêts compris) et s’effectuera dans des conditions difficiles … le conducteur est pressé, agressif, et double n’importe quand et n’importe ou.

La route est une piste en lacet qui monte et redescend la montagne

Au bout de quelques kilomètres, la plupart des voyageurs sont malades. La petite fille devant moi vomi dans son sac en plastique … Nous sommes seulement 4 touristes au fond du bus … un couple de chinois sympathiques mais corpulents et nous. Mon voisin chinois s’endort rapidement … sur mon épaule et je passe tout le temps à le repousser …

 



video
 

Heureusement, un bonze nous accompagne (lol) et nous arrivons enfin sans bobo à notre hôtel …

La ville de MANDALAY ne semble pas très belle .
Pour ne rien louper et nous déplacer facilement nous réservons auprès de notre hôtel un taxi qui nous emmène à la découverte de la ville et de ses environs, et des principaux sites à visiter.

 

Nous commencerons la visite par le monastère en bois et la pagode de SCHEWANDAW et sommes impressionnés par les magnifiques sculptures .

 







 

Puis ce sera la pagode  KUTHODAW ou nous devons voir le plus LE PLUS GRAND LIVRE DU MONDE

Je m’attends à un bouquin  … grand, dans une vitrine … Pas vraiment !

E fait il s’agit de 729 stèles en marbres (chacune de 1,50 m de haut sur 13cm d’épais) protégées par un petit stupa

Sur ces stèles gravées en 1857 et rédigées en PALI une langue ancienne de l’Inde, se trouve le TIPITAKA, la bible du bouddhisme .

Le site a été pillé par l’armée britannique et les lettres originellement en or, ont été remplacées par de l’ancre noire

Ce livre est inscrit par l’UNESCO au registre de la mémoire du monde.

 




 






Notre chauffeur nous emmène ensuite voir la pagode SU TAUNG PYAE sur Mandalay Hill qui nous donne une vue magnifique sur la ville.





 

Nous repartons pour le Sud à la découverte de AVA (ou INWA)

AVA est une ancienne capitale royale (en plusieurs épisodes de 1365 à 1842) située sur une petite île artificielle et on y accède en barque.

 

A l’arrivée, nous choisissons une calèche car c’est le moyen le plus pratique pour visiter.

Notre conducteur ne parle pas un mot d’anglais et il n’est pas facile de se faire comprendre, d’autant qu’il mâche continuellement le BETEL … mais  il est sympathique …





Nous verrons tout d’abord le monastère en bois de BAGAYA



 

Puis ce sera la tour NANMYIN (impossible à visiter car elle penche dans le sens ou elle va prochainement tomber)
 

Nous demanderons à voir la YADANA HSIMI PAGODA qui n’était pas prévu au programme mais Philippe veut faire cette photo.

Et il a raison, ce petit groupe de stupas est en ruine depuis le tremblement de terre de 1839 mais le site dégage calme et sérénité.

 





Puis se sera le magnifique MAHA AUNG MYE BONZAN que je vous laisse découvrir …











 A notre retour, notre chauffeur nous attend pour nous emmener voir le pont de U BEIN

Il  s’agit, avec ses 1,2 kms, du plus long pont en tek du monde.

Il a été construit en 1849 sur le lac TAUNGTHAMAN à AMAPURA avec les colonnes de tek abandonnées de l’ancien palais de INWA.

Il a été construit pour relié le village à KYAUTAWGI PAYA, la traversée en barque étant trop dangereuse en période de mousson.

Comme presque partout, nous sommes les seuls étrangers (ou du moins, non asiatiques)

Et les sourires fleurissent sur les lèvres.

 










C’est ici que se termine notre périple. Voilà 2 semaines que nous sommes partis et avons hâte de retrouver TEREVA et nos amis.

Nous avons fait le plein de visites de pagodes pour un bon bout de temps …

Nous avons eu des difficultés à communiquer ; A l’exception des hôtels, peu de Birmans parent anglais. Ceux que nous avons rencontrés l’ont appris avec les touristes et sont difficilement compréhensibles …

Nous n’avons pas aimé la nourriture locale et l’immense saleté de tous les sites. (les gens jettent leurs ordres même dans les temples …)

Nous avons adoré la richesse des sites et surtout, surtout, la gentillesse et le sourire spontanée des birmans.

 

 

samedi 29 avril 2017

III-VOYAGE AU MYANMAR ( BIRMANIE ) du 12 au 22 avril 2017.


3ème étape : LAC INLE Du 17 au 19 avril 2017.

 




Encore un saut d’avion, et nous voilà à INLE LAKE

Il s’agit d’un lac d’altitude de faible profondeur (2 à 4 mètres selon la saison)  entouré de montagnes,  et d’une surface estimée à environ 120 Kms² (20 kilomètres de long)

 

Notre hôtel se trouve dans la charmante petite ville de NYAUNG SHWE toute dédiée au tourisme. C’est d’ici que partent les barques qui proposent aux touristes des excursions à la journée à la découverte du lac.






L’une des particularités du lac, c’est que les pêcheurs, rament avec les pieds …

Dès la sortie du canal, nous rencontrons 2 pêcheurs qui prennent la pose dans des chorégraphies sagement étudiées à destination des touristes.

Leur balai terminé, ils viennent chercher quelques kyats en compensation …

 



 





 

Mais dès que nous entrons dans le lac, nous croisons les vrais pêcheurs équipés de filets qui se trouvent en équilibre à l’avant de leur barque et effectivement rament en coinçant leur unique (et longue) rame autour de leur jambe.

 



 

La saison sèche se termine et on voit souvent les fonds du lac. Il est parsemé de jacinthes d’eau.

Les paysans du coin, viennent les récupérer pour constituer à l’entrée des villages sur pilotis, de véritables jardins flottants.




Ils font pousser dessus, entre autres ,  tomates, concombres et courgettes .

Les rangées sont bien alignées et les paysans se déplacent dans les canaux avec leurs petites barques.











Le tour proposé comprend différentes visites touristiques mais aussi commerciales.

 

Nous verrons donc un atelier de tissage de lotus … Une autre particularité du lac.

Les ouvrières, cassent les tiges de lotus, récupèrent les filaments qu’il y a à l’intérieur et les filent en bobine. Le résultat est un produit naturel (qui m’évoque un peu le chanvre). Comme le produit est rare et onéreux, elles le mélangent souvent à la soie…

Même si les écharpes de la boutiques sont belles, les prix pratiqués ne nous incitent pas à ramener de telles créations (et je ne sais pas bien ce que j’en ferai sur TEREVA…)


 

Nous visiterons également un atelier de fabrication de bijoux en argent, un chantier de bateaux (100% tek de Birmanie) et un atelier de fabrication de cigarettes au léger goût anisé.




 

Nous visiterons (encore) une pagode et un monastère.

Les touristes occidentaux sont assez rares en cette période et au monastère, nous serons même conviés par un pèlerin à partager une tasse de thé .

 

Le dernier arrêt est à la fois passionnant et déroutant. Dans une boutique de souvenirs, nous croisons des femmes girafes. Elles font partie de l’ethnie des Padaung.

Je discute un peu en anglais avec l’une d’entre elle. Je lui demande si ce n’est pas trop lourd et  comment elle fait la nuit pour dormir. Elle m’explique qu’elle a l’habitude, qu’elle détend son collier et qu’il lui faut 2 oreillers.

Ce n’est pas le cou qui s’allonge mais les clavicules et les épaules qui sont compressées par le poids du collier (jusqu’à 8 à 10 Kgs !)

Pour moi c’est un mutilation … Nous savons que le gouvernement Birman décourage la perpétuation de cette tradition, mais nous croisons dans la boutique de très jeunes filles  d’une quinzaine d’années portant ce lourd collier à spirale en laiton.

Seules les plus âgées en portent également aux jambes …

Tout comme pour les éléphants, j’ai un peu le sentiments de trahir mon éthique et d’encourager le système … Mais comment savoir si ces pratiques perdurent ou non à cause du tourisme …






 

Le dernier jour, nous irons nous promener au marché

Beaucoup de fleurs dans ce marché. Elles ne sont pas destinées aux femmes ou à la décoration des maisons mais sont déposées dans les temples et pagodes devant les représentations de Bouddha…

Nous retrouvons sur les étals les légumes du lac mais aussi du riz, du thé et toute la production locale.






Nous avons beaucoup aimé cette étape. La ville est accueillante et nous avons vraiment l’impression de toucher à la Birmanie traditionnelle.