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samedi 28 mai 2011

TRAVERSEE GALAPAGOS - PITCAIRN

2898 milles nautiques ( 5216 kilomètres) en 16 jours et une dizaine d’heure !

Nous sommes partis avec une excellente météo et des vents de 18/20 nœuds soufflant SSE
Les 120 premières heures nous ont permis de parcourir 990 milles nautiques soit le tiers de la traverseé pour PITCAIRN. (Une journée à 211 miles nautiques.. notre record jusqu’à maintenant !)
Le capitaine était content … moi un peu moins terrassée les premiers jours par la forte houle qui ne nous a jamais quittée. Heureusement le Stugeron m’a bien aidé et je me suis lentement habituée.

Passée la première nuit ou nous avons vu bouées clignotantes (filets ?) bateaux de pêche et autres voiliers compagnons de route, nous n’avons plus rencontré âme qui vive.
Jimmy Cornell dit qu’il s’agit de la région la plus désertique du globe … et bien il a raison !
Les jours ont fait place à des nuits ou nous pouvions dormir tous les deux rassurés par le radar qui nous aurait réveillés si un quelconque bateau avait croisé notre chemin …


La pêche a été excellente !
Les 3 ou 4 premiers jours, le bateau regorgeait au petit matin de petits calamars échoués
Un régal avec de l’ail et du persil… puis nous avons péché un excellent thon de 5 ou 6 kilos
Mais surtout, nous avons péché un énorme thazard de 160 cm (nous l’avons mesuré mais n’avons pas pu le peser…) . Il était si gros que nous avons été contraints d’en rejeter une bonne partie à la mer …. Darnes, steaks, cru ou en aïoli … nous n’avons pu le terminer ..
C’est décidé, la prochaine trop grosse prise, nous la libérerons !




La deuxième semaine a été moins idyllique …
D’abord, nous avons été victime de 2 avaries
Tout d’abord, la ferrure de poulie de la drisse de gennacker s’est arrachée en haut du mat… (Philippe l’a remplacée temporairement par la drisse de spi )
Le lendemain, plus grave nous nous sommes rendus compte que l’une des drosses (cable du gouvernail) de la barre tribord était cassée … Nous n’en avions pas de rechange à bord
Philippe a réparé avec un bout et le système a tenu le coup … Il est super fort mon capitaine mais il aura du travail en arrivant aux îles Gambier …
Et puis les conditions météo ont été moins agréables. Un vent d’Est de 10/12 nœuds, une température en chute (surtout la nuit) et surtout de très nombreux grains qui nous empêchaient de laisser l’alarme radar la nuit et ont contraint Philippe a des manœuvres incessantes ne lui permettant pas de se reposer suffisamment…

Heureusement, même si la moyenne avait un peu baissé, nous allions toujours bon train et avons pu rejoindre PITCAIRN pour une escale mythique après seulement 16 jours et une dizaine d’heures. Nous avons même dut ralentir le bateau et nous mettre à « la cape » afin d’arriver à PITCAIRN au lever du jour … (et bien nous en a prit …)



1 commentaire:

  1. félicitations.
    je suis impressionné par votre traversée du Pacifiques.

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