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mercredi 2 novembre 2011

DEPART POUR APATAKI

La météo clémente s’est bien dégradée et le vent d’Est souffle assez fort, nous déversant des trombes d’eaux.

C’est une bénédiction pour les pomotus (habitants des Tuamotu) qui peuvent enfin remplir leurs citernes (il n’y a pas d’eau douce sur les Tuamotu) mais pour nous qui devons rester enfermés dans le bateau, ce n’est pas très drôle … enfin, c’est toujours moins difficile que pour ces touristes japonais enfermés dans leur hôtel avec ponton et jacuzzi privés à 850 € la nuit …


No comment !


Une légère accalmie est prévue pour mercredi et jeudi avant à nouveau des vents assez fort prévus pour durer une semaine …
Nous ne voulons pas rester encore bloqués au mouillage ici alors, c’est décidé nous repartons en direction d’Apataki.
72 milles nautiques nous séparent et avec un vent d’Est, il va falloir tirer des bords et naviguer au près … mais avec 15/20 nœuds de vent, cela devait bien se passer !

Et bien NON !!! Au lieu des 72 milles prévus, nous en avons parcouru … 180 !
Nous avons mis 30 heures et avons bien cru ne pas arriver à temps pour entrer dans la passe Nord d’Apataki au bon moment !
Même si le vent et la mer n’étaient pas trop forts, nous avions un courant d’Est contre nous nous empêchant de remonter correctement et nous obligeant à multiplier les virements de bord.
Arrivés vers 16h30, nous avons mouillé l’ancre de TEREVA dans un petit mouillage abrité car il n’est pas possible de naviguer de nuit dans le lagon.

la passe Nord d'APATAKI


En effet, outre les patates de corail, il y a de nombreuses bouées de perliculteurs , donc la vigilance et une bonne vision du paysage s’imposent.
Nous sommes donc arrivés le lendemain au motu TOTORO ou se trouve le chantier d’APATAKI

arrivée au chantier

La beauté du site, n’a d’égal que la gentillesse de l’accueil de Pauline, Hervé et leur fils Tony.

C’est l’occasion pour nous de retrouver nos amis anglais de PACIFIC BLISS et de faire la connaissance d’autres navigateurs qui comme nous remontent sur les Marquises.



mardi 18 octobre 2011

A RANGIROA (suite)

Nous nous « arrachons » à Faama pour descendre plus au sud en direction des sables roses.
Nous visitons la petite chapelle Sainte Anne bâtie sur le motu OTEPIPI et passons plusieurs jours dans le Sud Est de l’atoll … Plus de téléphone, plus d’Internet et plus de radio … A part les quelques pêcheurs croisés, nous nous sentons seuls au monde …






Mais il faut remonter sur le village de TIPUTA car la météo va se gâter un peu … et puis, il faudra bien penser à quitter RANGIROA pour l’atoll suivant .
A l’arrivée à TIPUTA , une bonne surprise nous attend. Nous retrouvons ici au mouillage SAKATIA et CAJANANA rencontrés aux Galápagos…

Après cette petite cure de solitude, c’est bon de retrouver des copains !!!

 
 

A RANGIROA

Du vent d’Ouest ! Incroyable dans cette région ou les vents dominants sont Est Nord/Est Sud/Est ! Nous décidons d’en profiter pour rejoindre l’atoll de RANGIROA situé à quelques encablures.

Mon capitaine fait ses calculs … Il nous faut partir vers 6 heures du matin pour arriver à RANGIROA vers midi et parcourir les 37 milles nautiques qui séparent les 2 passes.
Ce qui fut dit fut fait. Une très belle navigation au portant sur une mer plate ! Le Paradis !

Enfin … c’est vite dit car en arrivant à RANGIROA … C’est autre chose ! L’entrée de la passe est une formalité mais la houle dans le lagon est bien formée.
Les mensurations du lagon de Rangiroa ( de 75 km d’Est en Ouest et de 25 km du Nord au Sud) le classent deuxième atoll du monde derrière un atoll de Micronésie)
Nous décidons de repasser la passe et de mouiller à son entrée (possible selon nos instructions nautiques)
Nous mouillons donc par 10 mètres de fonds au milieu des patates de corail à l’entrée du village d’Avataru. La zone est calme et nous resterons là, bien protégé pendant 2 jours.

le calme dans cette passe


La météo annonçant une belle pétole pour les 2 ou 3 jours à venir, nous voilà repartis en direction de l’Ouest au Lagon bleu.
Un lagon à l’intérieur du lagon, paradis des touristes (tables de pique nique, feeding de requins pointes noires) mais pas des plaisanciers.
Pas de sable mais du corail partout et donc, pas facile de mouiller l’ancre (et surtout de la relever en repartant !!!)

le lagon bleu

feeding de requins pointe noire




Direction Faama au Sud Est de l’atoll pour visiter les Féos de l’île aux récifs et là , nous découvrons un petit paradis !
Personne à l’horizon (ou sont donc les autres voiliers et y en a-t-il dans le lagon ???)
Du sable blanc bien clair pour mouiller notre ancre, un bras d’eau de mer cristalline que nous remontons en annexe jusqu’aux fameux Féo . Des coraux splendides (un nombre incroyable de bénitiers aux lèvres de toutes les teintes de bleu) une multitude de poissons colorés et quelques requins pointes noires.





les féos


il y a même une exploitation viticole à RANGIROA ...




mardi 4 octobre 2011

TEREVA A TIKEHAU (TUAMOTU)

Tikehau est un vrai décor de carte postale !!!

Il s’agit d’un atoll situé à 300 kms au Nord Est de TAHITI, qui possède les plus belles plages de sable blanc (et rose) des TUAMOTU.




du sable rose ...

La passe est assez large et nous nous sommes présentés à l’entrée du lagon à la marée entrante. Le vent soufflant dans l’autre sens, la mascaret soulevé était impressionnant mais tout s’est bien passé.

La population de l’île (400 personnes) vit du tourisme (très bel Pearl Beach Resort) , de la pêche et de la production de coprah.

Les premiers jours, la météo n’étant pas avec nous (20/25 nœuds de vent) nous n’avons pu profiter des beautés du lagon comme nous l’aurions souhaité et puis, ça s’est calmé !


ballade sur le platier pour pêcher les coquillages

Le goût et la consistance sont proches des bulots (en plus fin)

Nous avons pu nous rendre à l’extrémité Nord du lagon.

Nous étions seuls au Monde … plus de radio d’Internet ou de téléphone, pas d’autres bateaux … motus déserts ou presque …

Nous sommes allés faire une excursion à l’île aux oiseaux, un motu occupé uniquement par des colonies d’oiseaux. Le bruit est impressionnant (jour et nuit) Ils sont partout, ils nichent sur chaque branche… Mais finalement, ils sont habitués à voir les touristes leur rendre visite et ne sont pas agressifs .


Une maman et son bébé

Une autre maman et son bébé

pendant que le papa nous surveille ...


Notre séjour à TICKEAU se termine … nous repartons bientôt pour RANGIROA située seulement 14 km à l’Est …Ce n’est pas loin, sauf qu’il faut prendre garde à l’heure de sortie de la passe de TIKEAU et à l’heure à laquelle il faut rentrer dans celle de RANGIROA …

jeudi 22 septembre 2011

TAHITI

Je ne vous ai pas trop parlé de TAHITI … car pour l’instant ce n’a été qu’une escale technique pour nous …

PAPEETE (située sur l’île de TAHITI) avec ses 120 000 habitants est la « capitale » administrative de la Polynésie. C’est une ville animée mais pas vraiment jolie. Un front de mer sympa, un marché gai et multicolore mais surtout de la circulation, du bruit et des supermarchés.

Les Tahitiens (comme tous les Polynésiens) commencent leur journée de bonne heure vers 6h30 mais à 17h ou 17h30 … Tout est fermé !
Inutile d’aller à PAPEETE le samedi car à 13 heures, c’est le week-end et tous les magasins du centre ville sont fermés !
Par contre la semaine, vous déambulez au milieu des musiciens des rues (les Polynésiens chantent beaucoup) et des magasins chinois. (il y a une très grosse communauté chinoise ici)

Le marché couvert, vaut le détour ! On y trouve des quantités de choses : fruits, légumes, poisson et tous les objets artisanaux, paréo multicolore ou gadgets pour touristes !

Dans la périphérie de la ville, on trouve les supermarchés. Carrefour est installé ici, et nous retrouvons les produits « bien de chez nous « ! Mais à quel prix ? !!!
La vie ici est très chère ! tous les prix sont doublés par rapport à la Métropole
Chaque article importé est lourdement taxé pour alimenter les caisses du gouvernement et … tout est importé !
Idem chez les shipchandlers … et encore, quand on trouve les pièces recherchées …

Les cales de TEREVA sont pleines, nos poches sont totalement vides … il est temps de repartir !
Direction les TUAMOTU et ses atolls ou nous naviguerons d’île en île jusqu’en novembre avant notre remontée sur les Marquises !

Sur cette place, tous les soirs s'installent les "roulottes" camionnettes-restaurant

La "pharaonique" gare maritime en construction

les rues de Papeete

L'entrée du marché

paréos et robes à gogo

et autres colifichets






jeudi 15 septembre 2011

HUAHINE : UNE BELLE RENCONTRE ET UNE VISITE

Nos petits visiteurs étant rentrés en Métropole, nous attendions une bonne fenêtre météo pour retourner sur Papeete quand KAPPA est arrivé à HUAHINE !


Impossible pour nous de repartir sans passer quelques jours avec nos amis !
Ils étaient accompagnés de Nùsa Dùa l’Outremer 45 de Pierre COSSO.

Nous suivions le blog de voyage de Pierre, bien avant de poser notre premier sac sur TEREVA …
C’était donc l’occasion pour nous de faire la connaissance du comédien-navigateur, de sa charmante compagne et de Lino, son petit garçon.

Vraiment un gentil moment de convivialité et d’amitié !

Avec Karine, Maurice et Mistral, nous avons loué une voiture pour voir un peu HUAHINE depuis les terres.
Une île calme et tranquille, des paysages magnifiques et de nombreux maraes (lieux de culte polynésiens)

La vie est belle et douce ici, mais il est temps de partir … Après une escale technique à Papeete , les TUAMOTU nous attendent !




Les parc à poissons de MAEVA

Philippe caresse les Anguilles sacrées

Plage à HUAHINE ITI (petit)


De véritables ossements de victimes de sacrifices rituels ? ou simple "attrape touriste" ?

Rencontre avec Pascal et son tatouage

A bientôt !




jeudi 1 septembre 2011

VISITE A LA FONDATION HIBISCUS

De retour à TAHAA, nous décidons de nous rendre dans la baie de HAAMENE afin de rendre une petite visite à la fondation HIBISCUS.

Cette fondation pour la protection des tortues marines existe depuis 1993 et a sauvé 1462 tortues au 31/12/2010.

La fondation rachète aux pêcheurs les tortues prises dans les pièges à poissons (Ce qui leur évite d’être mangées) et elle propose le parrainage de ces tortues.

Moyennant 10.000 francs, vous adoptez une tortue et lui donnez un nom.
Elle est pesée, mesurée, baguée et libérée.
Pour nous qui sommes en bateau, la tortue nous est remise et c’est nous qui la libérons à l’endroit propice qui nous a été indiqué.
Chaque tortue a une page réservée dans les livres de la fondation.

En compagnie de Franz, Sophie, Clara et Louis, nous avons donc adopté … TEREVA JUNIOR une jolie tortue de 4 ou 5 ans.


A la fondation HIBISCUS

Nous avons rempli le registre des parrainages
C’est Philippe qui s’est chargé de l’attraper dans l’enclos ou elle attendait sa libération au milieu d’une quinzaine de congénéraires.


Philippe a attrapé notre tortue

Léo , le président le la Fondation, la mesure et la bague

Nous vous présentons TEREVA JUNIOR
Nous l’avons embarquée à bord de TEREVA et libérée à l’endroit convenu !


Embarquée sur TEREVA

Nous sommes ravis !

TEREVA JUNIOR un peu moins (pour l'instant)

Et voilà, la LIBERTE !!!

Une très belle expérience pour les petits et pour les grands … et c’est avec beaucoup d’émotion que nous l’avons vue retrouver sa liberté et évoluer dans son milieu naturel.


Au revoir petite tortue !

et prends garde aux pêcheurs !

Au revoir petite TEREVA JUNIOR et longue vie à toi !!!