Nombre total de pages vues

vendredi 18 novembre 2011

MAKEMO

Et bien, en voilà une jolie navigation !!!

Pas suffisamment rapide pour mon capitaine mais du coup bien plus confortable !
Partis vers 17 h30 de FAKARAVA nous avons navigué toute la nuit pour arriver à MAKEMO à l’étale de la marée et prendre la passe dans les temps.
Il n'y a pas de cratographie de l'interieur du lagon et il est truffé de patates de corail qui affleurent, il faut donc slalomer et ouvrir l’œil ! ( Heureusement, mon capitaine a un œil de lynx ! )

Nous décidons de mouiller au Nord Est du lagon et y resterons 10 jours !
Le temps de faire de magnifiques snorkelings, de belles balades et d’épuiser nos provisions.


TEREVA SEUL AU MOUILLAGE

VRAIMENT SEUL ...

DES PATATES DE CORAIL

DES REQUINS POINTE NOIRE

ET DES BERNARDS L'ERMITES

A l’arrivée au village, nous retrouvons d’autres bateaux, de la nourriture fraîche et les infos … ( Bon, il ne s’est pas passé grand-chose en notre absence !… )

Le temps de faire des provisions, de visiter un peu le village, de discuter avec quelques paumotus et de faire connaissance avec les autres voiliers et il est temps de repartir !

DANS LES RUES DE MAKEMO

CHANTIER NAVAL A MAKEMO
La météo est bonne et nous voulons en profiter …
Assez lambiné … Nous avons adoré les TUAMOTU mais … Les Marquises nous attendent !

FAKARAVA SUD

FAKARAVA est un atoll classé réserve de la biosphère par l’UNESCO

Nous sommes arrivés sous une pluie battante et n’avons donc pu apprécier le Nord. Tout était triste et gris … mais comme toujours en Polynésie, le soleil est bien vite revenu et notre passage dans le Sud de l’atoll a été un véritable enchantement !

Après avoir quitté Annie et Guy nous nous sommes rendus dans la passe sud ou nous avons pu prendre la bouée d’un bateau résident absent. Heureusement car les fonds ici ne sont constitués que d’époustouflants coraux et il est impossible de jeter l’ancre ! (il existe d’autres mouillages possibles)

A peine arrivés, nous sommes salués par une dizaine de requins pointes noires et de deux requins gris (la passe en regorge)


Philippe hésite, observe tout ce petit monde depuis la jupe du bateau puis se lance pour une petite baignade au milieu de cette faune (moi, j’avais bien trop la trouille pour m’y risquer)



Nous sommes ensuite allés visiter l’ancien village et sommes allés saluer Annabelle (la cousine de Valentine de l’Anse Amyot et d’Alfred d’APATAKI) dans sa très jolie pension.






Le temps de discuter avec quelques touristes français et allemands et il était l’heure de repartir pour MAKEMO …
Le vent étant passé au Nord Est, nous devions en profiter et partir avant un nouveau changement de météo



Nous ne sommes pas restés suffisamment longtemps ici mais c’est promis, nous repasserons au retour pour admirer à nouveau les merveilles sous-marines de cet atoll !




A FAKARAVA RENCONTRE AVEC ... CHESSY !

Nous avions reçu, il y a quelques semaines, un mail de Guy et Annie (des amis de ma sœur) qui venaient en vacances en Polynésie et nous détaillaient leur programme.

Leur date de passage à FAKARAVA correspondait à la notre mais en voilier … c’est la météo qui dicte alors, nous n’étions pas certains de nous croiser …
Finalement, nous les avons rejoint dans le sud (à la pension RAIMITI) et avons passé un merveilleux moment en leur compagnie.

Quel bonheur de voir ces visages amis et d’avoir des nouvelles toutes fraîches de ma sœur et mon beau-frère de mes neveux et nièces et de leurs amis !!!

Merci Annie et Guy pour votre gentille invitation à déjeuner !
Bon retour à vous en Métropole ! (Bon courage !) Et embrassez tout le monde pour nous !!!

mercredi 2 novembre 2011

A L'ANSE AMYOT

L’Anse Amyot est située au Nord Est de l’atoll TOAU

Le motu sur laquelle elle se trouve est occupé par une dizaine de personnes qui font des allers et retours incessants avec FAKARAVA

Gaston et Valentine, eux, y résident toute l’année vivant de la pêche, de l’exploitation de coprah, de la perliculture et de l’accueil des voiliers de passage.

Le petit paradis de Valentine et Gaston
L’anse Amyot est très réputée parmi les navigateurs et ils reçoivent beaucoup de visites (Les magnifiques livres d’or recèlent le trace de tous ces voiliers de passage )

Gaston a installé une dizaine de corps-morts dans l’anse et seuls à l’amarrage à notre arrivée, nous sommes rejoints par un petit thonier de PAPEETE. La saison des voiliers est terminée …

TEREVA au mouillage
Devant la gentillesse de leur accueil, nous avons invité Valentine et Gaston à bord de TEREVA et leur avons concocté un repas typiquement français (gigot d’agneau et gratin dauphinois)
En retour, ils nous ont invité pour partager poisson et autres langoustes à la mode polynésienne. (Miam !!!)

Leur motu est un petit paradis ou les animaux sont rois !

Ils ont même adopté une frégate (nommée UMU UMU) tombée du nid quand elle était petite et qui salue chaque visiteur en réclamant un poisson

UMU UMU

 La frégate apprivoisée
et le chien surveille le parc à poissons ...


TEREVA A APATAKI

C’est MALAMOK qui nous en avait parlé à Panamarina … le plus beau chantier du monde se trouve à APATAKI !

Et bien, il n’avait pas tort !

Il est situé sur un motu idyllique ou foisonnent poissons, mauas (coquillages) et langoustes ( pour les langoustes … à ce qu’il parait …)


Alferd en train de sortir un Lagoon
Assam, le grand-père élève des poules et nous pouvons manger omelettes et œufs à la coque tout frais !
Mais surtout, Pauline et Alfred ont donné au lieu une merveilleuse ambiance familiale !


Le bar restaurant et lieu de rencontres
Les enfants des navigateurs jouent et pêchent ensemble après l’école du matin
Les parents et autres navigateurs travaillent et s’entraident


Au chantier, ça travaille ...

Alfred, Pauline, Tony et Caroline se mettent en 4 pour aider tout un chacun
Et le soir, tout le monde se retrouve pour un apéro convivial voire un repas commun !
Les navigateurs de passage comme ceux installés sur le chantier sont traités comme des amis et c’est bien agréable !

le ponton et les installations de la ferme perlière

Mais nous devons bientôt repartir et continuer toujours plus à l’Est pour une prochaine escale à l’Anse Amyot à TOAU

DEPART POUR APATAKI

La météo clémente s’est bien dégradée et le vent d’Est souffle assez fort, nous déversant des trombes d’eaux.

C’est une bénédiction pour les pomotus (habitants des Tuamotu) qui peuvent enfin remplir leurs citernes (il n’y a pas d’eau douce sur les Tuamotu) mais pour nous qui devons rester enfermés dans le bateau, ce n’est pas très drôle … enfin, c’est toujours moins difficile que pour ces touristes japonais enfermés dans leur hôtel avec ponton et jacuzzi privés à 850 € la nuit …


No comment !


Une légère accalmie est prévue pour mercredi et jeudi avant à nouveau des vents assez fort prévus pour durer une semaine …
Nous ne voulons pas rester encore bloqués au mouillage ici alors, c’est décidé nous repartons en direction d’Apataki.
72 milles nautiques nous séparent et avec un vent d’Est, il va falloir tirer des bords et naviguer au près … mais avec 15/20 nœuds de vent, cela devait bien se passer !

Et bien NON !!! Au lieu des 72 milles prévus, nous en avons parcouru … 180 !
Nous avons mis 30 heures et avons bien cru ne pas arriver à temps pour entrer dans la passe Nord d’Apataki au bon moment !
Même si le vent et la mer n’étaient pas trop forts, nous avions un courant d’Est contre nous nous empêchant de remonter correctement et nous obligeant à multiplier les virements de bord.
Arrivés vers 16h30, nous avons mouillé l’ancre de TEREVA dans un petit mouillage abrité car il n’est pas possible de naviguer de nuit dans le lagon.

la passe Nord d'APATAKI


En effet, outre les patates de corail, il y a de nombreuses bouées de perliculteurs , donc la vigilance et une bonne vision du paysage s’imposent.
Nous sommes donc arrivés le lendemain au motu TOTORO ou se trouve le chantier d’APATAKI

arrivée au chantier

La beauté du site, n’a d’égal que la gentillesse de l’accueil de Pauline, Hervé et leur fils Tony.

C’est l’occasion pour nous de retrouver nos amis anglais de PACIFIC BLISS et de faire la connaissance d’autres navigateurs qui comme nous remontent sur les Marquises.



mardi 18 octobre 2011

A RANGIROA (suite)

Nous nous « arrachons » à Faama pour descendre plus au sud en direction des sables roses.
Nous visitons la petite chapelle Sainte Anne bâtie sur le motu OTEPIPI et passons plusieurs jours dans le Sud Est de l’atoll … Plus de téléphone, plus d’Internet et plus de radio … A part les quelques pêcheurs croisés, nous nous sentons seuls au monde …






Mais il faut remonter sur le village de TIPUTA car la météo va se gâter un peu … et puis, il faudra bien penser à quitter RANGIROA pour l’atoll suivant .
A l’arrivée à TIPUTA , une bonne surprise nous attend. Nous retrouvons ici au mouillage SAKATIA et CAJANANA rencontrés aux Galápagos…

Après cette petite cure de solitude, c’est bon de retrouver des copains !!!